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Gambia Mangroves. Aerial view of mangrove forest in Gambia. Photo made by drone from above. Africa Natural Landscape.

Les évolutions du marché du tourisme

➡️ Le marché du tourisme mondial

Le poids du tourisme dans le PIB mondial en 2019 est de 9 000 milliards de dollars générant plus de 10 % de l’activité mondiale. Ce secteur contribue à plus de 319 millions d’emplois, et a été responsable d’un emploi sur 4 créé ces 5 dernières années dans le monde[1]. Avec des augmentations autour de 4% par an depuis 9 années consécutives, ce secteur progresse à une vitesse supérieure à la croissance économique mondiale. Selon l’Organisation Mondiale du Tourisme (OMT), 1,4 milliard de voyageurs a traversé une frontière en 2018. La même année les recettes touristiques s’élèvent à 1,448 milliard : hébergement, transports, nourriture, boissons, divertissements…

Si toutes les régions ont bénéficié de cette croissance, l’Europe reste la première destination concentrant 51 % des arrivées mondiales. L’Europe du Sud et de la Méditerranée est en progression. La Turquie poursuit sa reprise ainsi que la Grèce bénéficiant d’une meilleure connectivité aérienne pendant les mois hors saison[2]. L’Asie et le Pacifique enregistrent une forte croissance des recettes tandis que le marché américain connaît une stabilité. Selon le cabinet Deloitte[3], le Moyen-Orient poursuit son redressement, avec une croissance de 10 % soit 64 millions de touristes ainsi que l’Afrique qui enregistre 67 millions d’arrivées.

Selon les premiers chiffres 2019[4], la croissance ralentit légèrement tout en restant conforme aux tendances historiques et aux prévisions de l’Organisation Mondiale du Tourisme. Les touristes voyagent de plus en plus pour les loisirs et une grande majorité choisit les airs pour se rendre sur leur destination. La part du transport aérien a progressé de 12 % depuis 2000 tandis que celle des transports terrestres a diminué de 10 %. Sur les 11 premiers mois 2019, le trafic des aéroports de Paris augmente de 2,8 % soit près de 99,9 millions de passagers et enregistre une hausse de 8,1 % du nombre de passagers en correspondance.

Modes de transport (en part de marché)
Source: World Tourism Organization (UNWTO) – 2018

Avec plus de 90 millions de visiteurs estimés en 2019, la France maintient sa première place des destinations touristiques mondiales en nombre d’arrivées de touristes. Les marchés européens représentent environ 80 % des arrivées internationales en France. De plus, 2019 a été une année « favorable au marché événementiel, avec des grands événements attendus tels que la Coupe du monde de football, le 75ème anniversaire du débarquement en Normandie et par exemple l’Armada de Rouen »[5].  Les Entreprises du Voyage (EDV) constataient une hausse des réservations de l’ordre de 7 % pour la période estivale. Selon Phocuswright, le marché global des ventes de voyages en France devrait peser 48,5 milliards d’euros en 2021.

➡️ Spécificités des voyageurs français

Selon l’enquête Europ Assistance Ipsos « Les vacances d’été 2019 », les français se placent en tête des voyageurs européens avec une durée moyenne de 2 semaines de vacances en été. La France a le taux de vacances dans les pays de résidence le plus élevé d’Europe et de l’ensemble des pays interrogés dans cette étude. En effet, en été 2019, elle était la destination de 56% des vacanciers ce qui en fait la destination privilégiée des français. La destination estivale phare reste la plage, la mer et le littoral. Mais les français plébiscitent de plus en plus la campagne qui obtient 24 % (+3 pts par rapport à 2018) et la montagne avec 23 % (+5 pts). Ensuite, les français apprécient l’Espagne (16 %), l’Italie (10 %) et le Portugal (7 %). Cette tendance se retrouve à notre niveau, 60 % des vacanciers qui partent avec le CSEC privilégient la France avec les régions PACA, Nouvelle Aquitaine et Bretagne. Pour 2020, notre offre se développe vers plus de séjours en plein air avec un bon standard de confort mais aussi des résidences clubs à l’étranger. Notre offre s’oriente notamment au niveau européen vers l’Espagne, le Portugal et l’Italie.

Toujours selon l’étude Europ Assistance Ipsos[6], le budget moyen d’un foyer français pour les vacances d’été s’élève à 2 201 € soit une augmentation de 10 % par rapport à 2018. Au niveau européen, le budget est de 2 019 € avec par exemple 1 798 € pour l’Espagne (+8 %) et 2 467€ pour l’Allemagne (+4 %).

Repartition du budget moyen des vacances d'un français en 2019
Source : étude 2019 Tripadvisor

Au niveau du CSEC, nous comptons près de 23 400 participants pour 2019 soit 7 280 dossiers et nous espérons permettre à encore plus d’agents de profiter des vacances pour cette année 2020. Cet été la subvention augmente dès le tarif de base T1, de 10 % à 20 %, sur notre programme Vacances Adultes subventionnés hors patrimoine. A cela s’ajoute une enveloppe d’environ 300 000 € destinée à améliorer notre offre subventionnée immédiate permettant notamment aux salariés de partir en dehors des périodes de vacances scolaires. En 2019, le budget moyen au niveau des départs avec le CSEC est d’environ 1 150 € dépensés par agent pour les Vacances Adultes de 7 jours et plus.

➡️ Les voyageurs s’emparent du digital

Une tendance s’installe, les voyageurs français préparent de plus en plus leurs voyages ou courts séjours en ligne. Au premier trimestre 2019, la Fédération du e-commerce et de la vente à distance (Fevad) estime que les ventes en ligne de voyages ont progressé de 5 % (+ 9 % en 2018 et +13 % en 2017). Sur la même période, le volume d’affaires des agences de voyages on et offline a augmenté de 4 %[7]. Avec une augmentation spectaculaire du chiffre d’affaires de 22 %, les smartphones et tablettes tirent la croissance. Selon la Fevad, les commandes sur mobile pourraient dépasser les achats sur ordinateur dès 2021. Si le taux de recherche sur mobile progresse fortement, les taux d’abandon sur ce support sont près de 50 % supérieurs aux tablettes. Cette différence s’explique par le faible taux de transformation entre visites et réservations sur mobile.

Selon Phocuswright, Booking.com représente 40 % des ventes réalisées par les « Online Tourism Agencies » (OTAs). Le taux de pénétration en ligne devrait ainsi grimper à 47 % en 2021, contre 43 % l’an passé. Le tourisme et les nouvelles technologies sont aujourd’hui fortement interconnectés. La préparation, l’organisation et la réservation des voyages se fait par internet et les échanges d’informations entre internautes sont de plus en plus courant. Il ressort de l’enquête Europ Assistance Ipsos que les avis publiés par les autres voyageurs sont surtout pris en compte par les plus jeunes et les vacanciers voyageant entre amis (4 personnes sur 10). Ces évolutions des comportements de voyage transforment les approches traditionnelles et amènent à redéfinir les modèles de développement et d’exploitation. C’est dans cet esprit que le CSEC a lancé Hello, sa plateforme à destination de toutes les populations Air France sur l’ensemble de l’année, qui propose des offres tours opérateurs complémentaires à Panoram@ avec des remises et promos fournisseurs. Le CSEC met des offres en avant tous les 15 jours selon les thématiques et les périodes. De nombreuses formules sont disponibles avec et sans transport, les affectations sont immédiates selon les disponibilités des tours opérateurs. Ces offres sont sélectionnées avec soin par nos équipes qui prennent constamment en compte les retours et avis des voyageurs.

➡️ La préoccupation environnementale se confirme

Les français prennent de plus en plus l’empreinte environnementale en considération lorsqu’ils voyagent. Si les taux divergent sur plusieurs études, elles confirment toutes la tendance à la hausse de la prise en compte de l’impact environnemental. Toujours selon l’enquête Europ Assistance Ipsos, 15 % des français ont déjà fait du « tourisme écologique », c’est à dire centré sur la découverte et le respect de la nature en évitant les activités touristiques polluantes. Près de 4 français sur 10 s’intéressent à la dimension écologique du tourisme et 16 % considèrent que l’empreinte carbone d’un voyage joue un rôle essentiel dans le choix de leur destination[8].

Selon une étude du voyagiste Lastminute.com réalisée auprès de 10 000 européens sur leurs habitudes de voyage relayées par Air Journal, la prise en compte environnementale se traduit surtout par du « consommer local » pour les français. En effet, pour 77% des français « manger local » est un levier majeur, contre 60% des européens en moyenne. Dans le futur, près d’un tiers des français « privilégieront l’achat de produits locaux et artisanaux plutôt que d’aller dans une boutique de souvenirs « attrape touristes ». Enfin, 18% se disent prêt à faire appel à des agences locales pour organiser leur voyage plutôt que passer par un tour opérateur ou agence de voyage classique »[9]. De plus en plus de français cherchent également à éviter les bains de foule et partir dans des destinations hors sentiers battus.

Au vu du poids du secteur touristique dans le monde, la prise en compte de son empreinte environnementale est fondamentale pour préserver notre planète.

De plus en plus de compagnies, dont Air France, ont notamment mis en place la possibilité de compenser ses émissions carbones grâce à la plantation d’arbres. Au vu des enjeux, de nombreux efforts restent à accomplir à tous les niveaux de la société. Il est d’ores et déjà possible pour chacun d’entre nous de proposer, développer et porter des projets avec des impacts sociaux positifs. Le CSEC propose des voyages solidaires comme à Madagascar au printemps 2020 à destination des jeunes pour favoriser l’échange et les rencontres à travers la participation à des projets locaux. Ce voyage se fait en partenariat avec l’association Grandir ailleurs et les missions sont créées en fonction des besoins sur le terrain. Un autre type de séjour est proposé aux jeunes, en Suède cette fois, privilégiant les modes de transports alternatifs en utilisant les transports en commun, le vélo, le canoë et même en construisant un radeau afin de découvrir comment voyager autrement. Enfin, pour l’ensemble de nos séjours nous privilégions le travail et le relais avec des équipes au niveau local dans le respect des territoires. Les comportements en voyages évoluent par les actions au niveau des entreprises et de la classe politique mais aussi par des gestes à l’échelle individuelle tels que la limitation des déchets, l’utilisation de produits biologiques et le respect de la faune et flore qui nous entoure.

[1] World travel and tourism council

[2] La carte du tourisme dans le monde : IFTM top résa dans son contexte – 2019

[3] L’hôtellerie 4.0 – Tendances du tourisme et de l’hôtellerie – 2019

[4] La carte du tourisme dans le monde : IFTM top résa dans son contexte – 2019

[5] Extrait – L’hôtellerie 4.0 tendances du tourisme et de l’hôtellerie – 2019

[6] Baromètre vacances des Européens & des Américains étude IPSOS/EUROP Assistance 19ème édition

[7] Selon le baromètre dEntreprises du Voyage/Gestour/Orchestra.

[8] https://www.resaconseil.com/tendances-e-tourisme-en-2016.html

[9] https://www.air-journal.fr/2019-12-09-aviation-et-environnement-stop-aux-idees-recues-5216789.html

 

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